Suivre la migration et la nidification des oiseaux
L'enclave naturelle du Bassin d'Arcachon sur la côte atlantique, constitue une étape indispensable pour les oiseaux migrateurs. Elle est située sur un des axes de migration les plus importants au monde de par le nombre d'oiseaux qui l'empruntent. Certaines espèces migratrices viennent du Sud pour nicher l'été sur le Bassin. De très nombreuses espèces y font halte au printemps ou à l'automne, tandis que d'autres, venues du Nord, s'y installent pour l'hiver.
Suivre les milieux et préserver les conditions de halte migratoire
Grâce à l’amélioration constante des suivis, on sait aujourd’hui que le Parc naturel marin porte une forte responsabilité pour préserver les bonnes conditions de halte migratoire d’espèces telles que les bécasseaux maubèche et sanderling, la Barge rousse, le Courlis corlieu ou encore le Goéland brun. Le Bassin d’Arcachon est prisé par ces espèces pour sa diversité de niches écologiques et ses ressources qui leur permettent de se reposer et de s’alimenter avant de poursuivre leur route. Une halte peut durer de quelques heures à quelques semaines.
L’enjeu est donc de travailler à conserver les conditions favorables du milieu pour participer au bon état global des populations de ces espèces, et des oiseaux migrateurs en général, à l’échelle de leur aire de distribution.
Comptage et opérations de bagage
Afin de contribuer à évaluer les effectifs d’oiseaux migrateurs, des comptages réguliers et des opérations de bagage sont réalisés par différents acteurs locaux.
Un camp de suivi a été installé par la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) dans les dunes du Cap Ferret. Depuis 2018, avec l’appui du Parc naturel marin, plusieurs partenaires contribuent au renforcement et à la pérennisation de cette initiative.
En 2021, le Parc naturel marin poursuit son appui à l’ensemble des suivis de ces espèces à enjeux pour renforcer l’acquisition de données.
Romuald Chaigneau / OFB