Conseil de gestion du Parc naturel marin du Bassin d’Arcachon
Le Parc naturel marin du Bassin d’Arcachon a été saisi par la DDTM de la Gironde le 15 janvier dernier pour avis concernant le projet de deux arrêtés préfectoraux de modification des autorisations des systèmes d’assainissement de Biganos et de La Teste, au bénéfice du Syndicat intercommunal du Bassin d’Arcachon (SIBA).
Pour rappel, ce projet d’arrêtés intervient en réponse à la saturation des systèmes d’assainissement lors de fortes intempéries. Cette situation avait conduit à des rejets d’eaux usées dans le milieu naturel depuis les bassins de sécurité, notamment à l’hiver 2023-2024.
Conseil de gestion du Parc naturel marin
© Stéphanie Bouillaguet / OFB
Conseil de gestion du Parc naturel marin
© Stéphanie Bouillaguet / OFB
La qualité de l’eau représente un enjeu majeur du Parc naturel marin du Bassin d’Arcachon. Elle est la garante du bon état écologique du Bassin et des activités économiques qui en dépendent (production conchylicole, pêche, activités nautiques).
Réuni en séance plénière le 31 janvier, le conseil de gestion du Parc naturel marin a voté* 19 réserves, prescriptions et recommandations à ce projet d’arrêtés, aboutissant à une meilleure prise en compte de l’impact environnemental des rejets d’eaux usées en cas de circonstances exceptionnelles (catastrophes naturelles reconnues par arrêté ministériel, inondations, pannes) ou d’opérations de maintenance programmée.
Les rejets d’eaux usées consécutifs à une forte pluviométrie ne sont pas autorisés.
Le conseil de gestion a en outre qualifié l’impact de ce projet comme étant susceptible d’altérer de façon notable le milieu marin.
*29 voix pour, 14 contre, 1 abstention.
Le vote émis par les membres du conseil de gestion permet de :
• Mieux encadrer les rejets d’eaux usées
- RESERVE : Préciser des critères conduisant à définir une circonstance exceptionnelle dans le Bassin d’Arcachon. Dans le cas des catastrophes naturelles, considérer uniquement celles faisant l’objet d’un arrêté ministériel ; dans le cas d’inondations, préciser la nature conduisant à les qualifier comme telles ;
- RESERVE : Réduire la durée en vigueur des modifications des arrêtés à la durée nécessaire à la réalisation de travaux de sécurisation du réseau d’assainissement, sans excéder 5 ans ;
- RESERVE : Proposer un chiffrage et un calendrier d’échéance de réalisation des travaux pour lutter contre les eaux parasites et sécuriser le système d’assainissement.
• Mieux contrôler l’impact sanitaire et environnemental des rejets d’eaux usées
- PRESCRIPTION : Évaluer l’incidence sur les milieux récepteurs dans les deux ans ;
- PRESCRIPTION : Communiquer annuellement et publiquement les résultats des données de surveillance des milieux récepteurs ;
- PRESCRIPTION : En cas de surverse, augmenter la fréquence de surveillance des milieux récepteurs, a minima à une fréquence trihebdomadaire ;
- PRESCRIPTION : En cas de surverse, réaliser un suivi de la qualité des eaux littorales à proximité des milieux récepteurs, y compris en dehors des périodes d’ouvertures des sites de baignade ;
- PRESCRIPTION : Intégrer les micropolluants pertinents aux paramètres suivis lors de l’autosurveillance des ouvrages d’évacuation ;
- RECOMMANDATION : Préciser les procédures et démarches envisagées pour la mise en place d’un contrôle effectif.
• Mieux alerter les professionnels et usagers en cas de rejets d’eaux usées
- PRESCRIPTION : Préciser les protocoles de communication auprès des usagers de loisirs en cas de surverse ;
- RECOMMANDATION : Étudier la possibilité de préciser le délai de prévenance avant surverse afin qu’il soit compatible avec des mesures de protection des activités professionnelles.
Conseil de gestion du Parc naturel marin
© Stéphanie Bouillaguet / OFB
Conseil de gestion du Parc naturel marin
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