31 nids de Gravelot à collier interrompu recensés cette année

14 novembre 2025

Discret, vulnérable et pourtant bien présent sur nos plages, le Gravelot à collier interrompu fréquente chaque année les plages océanes du Bassin d'Arcachon pour se reproduire. Cette année, 31 nids ont été recensés grâce au travail de terrain mené par l’ONF, le Grand Site de la Dune du Pilat, la RNN du Banc d'Arguin et le Parc naturel marin.

Qui est le Gravelot à collier interrompu ?

Chaque année, d’avril à juillet, le Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus) vient se reproduire sur nos plages océanes. Les dernières pontes ont lieu jusqu’en juillet, des jeunes non volants sont donc présents sur les plages jusqu’à fin août. Cet oiseau, protégé à l’échelle européenne, niche directement sur le sable, généralement en haut des plages sur le sable sec. Ses œufs sont très vulnérables, exposés aux dérangements causés par l’activité humaine, mais aussi aux prédateurs naturels comme les corneilles ou les sangliers.

Ensemble, protégeons le Gravelot à collier interrompu

Pour protéger ces nids, les agents du Parc naturel marin du Bassin d’Arcachon, appuyés par des agents de l’ONF (Office national des forêts), ont scruté 29 km de plages océanes tout au long de la saison 2025. Ces plages ont été divisées en plusieurs segments stratégiques, définis en fonction des données des années précédentes et prospectés plusieurs fois par mois.

Dès avril, les zones les plus propices à la nidification ont été protégées par des dispositifs de mise en défens, afin d’assurer la tranquillité des oiseaux. Des enclos et des cages anti-prédation ont été installés autour de 18 nids, soit 58% des nids recensés, pour les protéger du dérangement par les chiens, empêcher les prédateurs d’accéder aux œufs et éloigner le passage humain. Certains nids étaient également équipés de pièges photos, permettant d’identifier les causes d’échec d’éclosion notamment le dérangement humain, les conditions météorologiques ou la prédation.

Durant la période de nidification, le Parc naturel marin collecte des informations permettant de suivre l’évolution la population de Gravelots à collier interrompu : le nombre de couple nicheurs, le nombre de nids et le nombre d’individus, notamment de juvéniles de l’année, lors des rassemblements postnuptiaux.

Cette année, sur 31 nids de Gravelot à collier interrompu recensés, 18 ont été protégés par des dispositifs de mis en défens ou des cages anti-prédation. Parmi ces 31 nids, 13 ont abouti à au moins une éclosion avec certitude, 3 n’ont abouti à aucune éclosion et 15 sont des nids dont le succès n’a pu être déterminé avec certitude. Le taux de réussite d’éclosion certaine est donc de 42% cette année.

A l’image de 2024, une diminution de la présence des gravelots à collier interrompu a été observée cette année sur la Teste de Buch. Cela peut s’expliquer par un déplacement vers le nord ou la forte présence de prédateurs et le dérangement humain sur de nombreuses plages.

Rappel des gestes à adopter pour protéger le Gravelot à collier interrompu :

  • Rester à distance des nids
  • Ne pas toucher les œufs ou ne pas les recouvrir de sable
  • Tenir les chiens éloignés des zones délimitées par des enclos et/ou cages anti-prédation
  • Marcher sur le sable mouillé et éviter le haut des plages
  • Respecter les enclos et cages qui signalent la présence de nids

 

Vous avez peut-être déjà vu des panneaux indiquant la présence de Gravelots à collier interrompu. Soyez donc attentifs pour les observer de loin et veillez à ne pas les déranger. 1% de la population française de gravelot à collier interrompu niche sur les plages océanes du Bassin d’Arcachon, ensemble contribuons à ce qu’elles restent propices à l’installation de cette espèce !